Juillet 2019

Les tambours de guerre se font entendre plus que jamais au Moyen Orient. Les présidents américains ont  fait de Téhéran l’ennemi numéro un au Proche-Orient.

Un  affrontement entre les USA et l’Iran, serait à l’ordre du jour. Diagnostic significatif, Henry Kissinger affirme : "Ces « révolutions qui secouent le monde arabe » ne se sont pas déclenchées de manière anodine  … nos cibles sont la Syrie et l’Iran’’ (https://histoireetsociete.wordpress.com). Le démantèlement de ces Etats servirait leurs alliés, dans la région.  Les relations conflictuelles entre les USA et l’Iran ne datent pas d’aujourd’hui. Elles se sont déclenchées après la chute, le chah, leur allié. Depuis lors, l’animosité s’est développée, vu le rôle joué par Téhéran, en Syrie, mettant en échec la stratégie de son démantèlement. D’autre part, le développement par la Chine de la route de la soie et la promotion, par sa participation privilégiée, érige Téhéran, en grand acteur concurrent économique. Tentant de mobiliser ses alliés du Golfe, Washington tenta vainement de former un OTAN arabe, anti-irakien. Le Président Trump réactualise cette vision et dénonce l’accord sur le nucléaire iranien, signé par le Président Obama.  La mobilisation des pays du Golfe devait permettre d’affronter cet ennemi commun, engagé contre l’Arabie Saoudite, par les renforts qu’ils auraient délivré à leur ennemi, les Houthis.

La tension monte entre les États-Unis et l'Iran depuis qu'un drone américain a été abattu jeudi 21 juin, par Téhéran qui affirme qu'il se trouvait dans son espace aérien, ce que contestent les Américains. L'Iran a averti ce vendredi qu'il défendrait son territoire contre toute attaque. Réaction immédiate, Donald Trump avait approuvé des frappes contre des cibles iraniennes. La guerre semblait à l’ordre du jour. “Je ne sais pas si on a dépassé la guerre des mots mais on est toujours dans cette logique’’, estime Bertrand Badie, professeur à Sciences Po Paris, spécialiste des relations internationales (« Crise entre les États-Unis et l'Iran : "Une stratégie américaine dangereuse", selon les spécialistes », franceinfo, 21 juin).