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Le 01/02/2014

L'obscurité ne peut éteindre une bougie


L'actualité tunisienne fait valoir les changements survenus récemment : une constitution moderne et libérale et un remaniement ministériel, remplaçant la troïka par un gouvernement de compétences.

Nous empruntons le titre de notre billet à cette règle de la Palice, énoncée en principe géopolitique par le poète égyptien Jamel Bekhite. Elle  illustre en effet la situation tunisienne, après la dérive de "la révolution des Jasmins", qui a voulu redéfinir, par des discours identitaires et nostalgiques,  un phénomène protestataire pour la liberté et la dignité. La soft révolution tunisienne fut l'œuvre  de la population civile et de son opposition libérale. Initié par le"Quartet", l'avant-garde de la population civile,  le dialogue national a imposé la correction d'un projet de constitution d'un autre temps, en un référentiel de promotion. D'autre part, il a imposé le remplacement du gouvernement de la troïka, par une équipe d'experts indépendants, compétents et  jeunes. Prenons la juste mesure des effets de la pesanteur moderniste, qui a mis en échec le retour en arrière. Objet désormais de consensus, la Tunisie est un pays qu'il faut respecter dans son histoire et dans ses valeurs. La tâche du nouveau gouvernement n'est certes pas aisée. Mais le rétablissement de la confiance est susceptible de remettre l'économie en marche et de rétablir les relations avec l'environnement, tout en consolidant la transition démocratique. Les observateurs qui reconnaissaient "l'exception" de la Tunisie, parlent  désormais  de son modèle.


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