Accueil

Le 01/06/2017

L'ordre démocrate ?


Le "printemps tunisien" a réanimé la vie des partis politiques, qui ont récupéré le mouvement protestataire. Mais la conjoncture post-thawra les a mis à l'épreuve.

La "thawra " tunisienne (compromis entre la révolte et la révolution) a mis à l'ordre du jour, - je dirais plutôt- a institué l'ordre démocrate. Elle a élaboré une constitution consensuelle et effectué un partage du pouvoir, entre la Présidence, le Parlement, tout en assurant l'indépendance de la justice et la liberté de l'information. Le "printemps tunisien" a réanimé la vie des partis politiques, qui ont récupéré le mouvement protestataire. Mais la conjoncture post-thawra les a mis à l'épreuve.

Défection populaire des partis ? Le nouveau tunisien parle, prend position, signe des pétitions et manifeste. Mais son intégration au sein des partis reste faible. Peut-on dire qu'il agit essentiellement dans les marges et préfère la critique à l'action ?   L'insurrection libertaire de Tataouine,  le Kef et Kairouan atteste la victoire des mouvements sur les partis. Elle montre que les mouvements ont une capacité de mobilisation, sans comparaison avec les partis. Certains attribuent la naissance des leaders, en général jeunes, des sit in, par le rôle de l'internet et des réseaux sociaux. Ces nouvelles structures d'information jouent certes ce rôle. Mais faut-il oublié l'essentiel, qu'elles explicitent et développent.  Les revendications des mouvements locaux, régionaux et parfois régionalistes rappellent les revendications relatives à la dénonciation du chômage et à la demande de l'emploi des diplômés, et du bien être. Pour eux, le développement régional n'est pas un concept, mais une exigence. Ces  mouvements  jouent  sur le caractère révolutionnaire de la conjoncture et  font le pari d'une rupture.


_____________________________________


Page suivante : Curriculum Vitae