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Le 01/11/2017

Tunisie, le grand malaise


La Tunisie vit-elle une crise de valeurs ? Pays d’accueil et d’ouverture, la Tunisie a défini son éthique comme un acquis que rien ne permet d’occulter, surtout parès la révolution. Pourtant, des actes récurrents de vandalisme traduisent un climat de haine, d’insolence et de rage qui risque de s’instaurer. Peut-on tolérer ce retour  aux vendettas de la jungle ?

La Tunisie vit-elle une crise de valeurs ? Les actes de vandalisme perpétrées au service des urgences au Centre hospitalo-universitaire de Sahloul à Sousse, dimanche 1er octobre 2017 et les attaques du corps médical (infirmiers et docteur)  et de l’agent de sécurité venu à leur secours, constituent des précédents fâcheux. Le même scénario a été vécu à l’hôpital de Bouhajla à Kairouan, où l’établissement fût vandalisé et le personnel agressé. Punir la générosité de ceux qui nous soignent relève de l’indécence. Les attaques d’une enseignante à Sfax, par des parents d’élèves, le 16 septembre et les velléités de lui imposer leur « morale »  atteste un renversement de l’échelle sociale. Ces actes de vandalisme traduisent un climat de haine, d’insolence et de rage qui risque de s’instaurer. Peut-on tolérer ce retour  aux vendettas de la jungle ?

D’autres incidents attestent une transgression des prescriptions de la constitution tunisienne, qui affirme la tolérance et la liberté du culte, dans le cadre d’un vivre ensemble. Relisons régulièrement notre constitution de consensus et soyons en permanence à son écoute.

Pays d’accueil et d’ouverture, la Tunisie a défini son éthique comme un acquis. Rien ne permet d’occulter cette morale confirmée par la révolution.  Rien ne permet de dilapider notre héritage spirituel.  Restons solidaires, unis et respectueux pour faire échec aux dérives et aux velléités d’instituer l’irrespect et le désordre.


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