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Le 01/05/2014

L'avenir d'une désillusion


Les affrontements entre les acteurs du "printemps arabe" sont inscrites dans  leur perception différentielle du temps, entre les nostalgiques et les modernistes, qu'il appelle présentiste.

L'analyse des péripéties des révolutions arabes  atteste  des trajectoires spécifiques.  Peut-on faire valoir une vision réductrice, selon le schéma commun du passage du printemps arabe à l'automne islamiste? En Libye et en Syrie, le processus est marqué par une impuissance devant la crise. L'Egypte a opté pour une révision des mutations que certains appellent correction démocratique et que d'autres qualifient de renversement militaire. La Tunisie a opté pour une feuille de route de consensus.

La perception  différentielle du temps, par les acteurs arabes, marque désormais de son empreinte le paysage politique. Evolution évidente, la montée rapide de la catégorie du présent, je veux dire l’évidence d’un présent omniprésent, semble avoir mis en échec les passéistes anachroniques.  Les "présentistes",  conjuguant  l'amélioration du quotidien et  les perspectives d'avenir, doivent livrer une difficile «guerre de position». Ce qui nécessite un investissement culturel global, conforme à la  philosophie des Lumières, que leurs prédécesseurs modernistes ont jadis adopté.


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