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Vers un déblocage politique

Juillet 2021

Le blocage politique perdure, occultant les attentes sociales. Alors que le développement de la pandémie révèle la carence du gouvernement et que la désunion du pouvoir exécutif rend difficile la quête des emprunts à l’étranger. L’annonce d’un nouvel emprunt pour acheter du phosphate à l’étranger atteste l’incapacité à remettre en marche l’exploitation du phosphate tunisien. Les colères contre le corps médical à Kairouan constituent des pulsions primaires passagères. Mais la crise économique est susceptible de susciter une opposition populaire radicale spontanée. Des manifestations contre la «tartufferie» voient désormais le jour et critiquent l’exploitation politique de la religion.

La santé est un droit mais pas un privilège

Juin 2021

La pandémie a révélé la défaillance des hôpitaux, qui disposent cependant d’un corps médical et semi-médical de qualité.  Mais les hôpitaux étaient sous-équipés. La mobilisation populaire, dans le cadre de la pandémie a permis de développer leur infrastructure. Mais elle a montré qu’il était nécessaire de multiplier les structures de santé, dans les différentes localités, tout en assurant le contrôle les services de nutrition des malades et la distribution des médicaments. Dans ce domaine, les déficiences sont évidentes. 

Education et culture

Mai 2021

La baisse du niveau de l’enseignement est évidente. Il faut restaurer l’enseignement public et gratuit, remis en cause de fait, par la pratique des heures supplémentaires, en pratique imposées aux parents, fussent-ils de conditions modestes ! D’autre part, la diminution des programmes, suite à la pandémie a aggravé son déficit d’ouverture, sur le monde et sur la production intellectuelle internationale, ainsi qu’un manque de connaissance des œuvres philosophiques : Ce qui aliène l’esprit critique.  Fait évident, seule l’école républicaine peut nous sauver du retour au tribalisme et au régionalisme, condamnée, dans l’ère bourguibienne. Dans ce domaine, la fermeture des Kouttabs et des écoles confessionnelles islamiques constitue une urgence.

Pour la promotion de l'éducation

Avril 2021

La baisse du niveau de l’enseignement en Tunisie est évidente. Il faut restaurer l’enseignement public et gratuit, remis en cause de fait, par la pratique des heures supplémentaires, en pratique imposées aux parents, fussent-ils de conditions modestes !

Dix ans déjà

Janvier 2021

Comment définir cette décennie ? La révolution tunisienne était le résultat d’un mouvement spontané à la base, sans leadership et sans direction ? Des partis politiques ont tenté de l’asservir. Ils ont occulté les revendications de ses acteurs. Fait d’évidence, “les jeunes sont les initiateurs et les oubliés de cette révolution. Ils sont passés des rêves à la réalité’’ (https://www.francetvinfo.fr).

Résilience

Décembre 2020

Les diagnostics des officiels traduisent la gravité de la crise, annoncée d’ailleurs depuis un certain temps, par les économistes tunisiens, une conjoncture qui ne peut permettre de répondre aux attentes des citoyens, qui espéraient que le nouveau régime améliore leurs conditions de vie. Gabegie politique, terrorisme, crise globale, blocage de la production etc. s’expliquent par une dérive passéiste, qui a annihilé toute politique de développement, divisé la société par une bipolarité, remettant en cause le consensus populaire sinon révolutionnaire.  Ne perdons pas de vue cette raison profonde,  qui a occulté les priorités de l’heure. Comment s’en sortir ? Comment notre système socio-économique pourrait-il réaliser la résilience, c’est-à-dire est la capacité de notre à retrouver les structures et les fonctions de son état de référence après une perturbation.

La dérive criminelle

Octobre 2020

On constate une forte hausse de la criminalité dans la Tunisie post-révolution. Les braquages, les violes et les assassinats sont devenus quotidiens. Comment l’expliquer ? La typologie des profils criminels fait valoir l’action des marginaux, des jeunes souvent sans emploi, le plus souvent renvoyés des écoles et vivant une situation précaire. Au-delà des sittings qui défendent des problèmes locaux, des causes sociales, des marginaux exercent des actions criminelles, de la petite délinquance aux violes et à l’assassinat de leurs victimes. Ce qui crée un climat d’insécurité dans la vie quotidienne,  nourrissant l’anxiété ou la peur que peut ressentir un individu ou une collectivité devant ce qui peut advenir.

Libye : la nouvelle donne

Septembre 2020

Après seize mois de conflits, les deux camps rivaux en Libye, les ont annoncés séparément vendredi 21 août la cessation des hostilités et l'organisation prochaine d'élections. Dans son communiqué, Aguila Saleh, qui dirige le premier Parlement élu en Libye depuis 2011 et est basé dans l'Est, a annoncé des élections, mais sans avancer de date, et appelé « toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat ».

La tragédie de Beyrouth !

Aout 2020

Beyrouth [...]

où l’on vient de partout ériger ces statues

À Beyrouth chaque idée habite une maison.

Qu’elle soit religieuse, ou qu’elle soit sorcière,
ou qu’elle soit les deux, ou qu’elle soit charnière,
du portail de la mer ou des grilles du levant,
qu’elle soit adorée ou qu’elle soit maudite
qu’elle soit sanguinaire, ou qu’elle soit d’eau bénite,
qu’elle soit innocente ou qu’elle soit meurtrière,
en étant phénicienne, arabe, ou roturière,
en étant levantine aux multiples vertiges,
comme ces fleurs étranges fragiles sur leurs tiges,
Beyrouth est en Orient le dernier sanctuaire,
où l’homme peut toujours s’habiller de lumière’’

Nadia TUENI (1935-1983)

L’ère post-corona

Juillet 2020

Le coronavirus, le confinement prolongé et leurs effets directs et indirects sur l’économie et  la vie sociale: des usines à l’arrêt, des vols suspendus etc. ont transformé notre quotidien. Le digital, le télétravail et le téléenseignement ont  pris de plus en plus de l’importance. Sommes-nous entrés dans un nouveau monde ?