Dix ans déjà

Janvier 2021

Comment définir cette décennie ? La révolution tunisienne était le résultat d’un mouvement spontané à la base, sans leadership et sans direction ? Des partis politiques ont tenté de l’asservir. Ils ont occulté les revendications de ses acteurs. Fait d’évidence, “les jeunes sont les initiateurs et les oubliés de cette révolution. Ils sont passés des rêves à la réalité’’ (https://www.francetvinfo.fr).

Le fonctionnement de l’actuel régime parlementaire n’aurait pas établi une forme démocratique acceptable, selon la société civile. Qu’en est-il au juste ? Fait évident, il est possible de créer, dans le cadre de la démocratie parlementaire ou présidentielle une situation politique nouvelle, susceptible de répondre aux attentes. Mais dans les deux cas, des dérives ne peuvent être exclues. Tel semble être le cas actuellement.

Une quarantaine de ministres ballotés au gré des événements, sans autre ambition que de survivre. De temps en temps, une crise ministérielle amenait un équilibre politique différent. Mais les querelles fréquentes de la caste politique ne changeaient pas la nature du pouvoir et ne répondaient pas aux enjeux de la situation. Est-ce à dire que les nouveaux politiciens, qui ont pris le relais, ignoraient les difficultés concrètes ? En tout cas, ils expriment des inspirations vagues. Les réponses du gouvernement aux sit ing de protestation – des soumissions au cas à cas ! - n’inscrivent pas ces décisions dans le cadre d’une politique de reconstruction économique globale. Peut-on, dans cette situation, critiquer le pessimisme dominant de la population ? 

 


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